Tex, mex & Co

J moins 10.

Le 19 juillet, nous décollerons pour le Texas. Le Texas ? Ce pays de rednecks bien bourrins où l’on balade son gras dans une grosse et rutilante bagnole à la calandre ornée d’un crâne de vache ? Cette terre d’inculture et d’arrogance qui se croit le nombril de l’univers, où des mecs à la face burinée exhibent leurs guns, nasillant comme autant de Donald Ducks en costumes à franges ? Cet état fondé sur des massacres d’Indiens, l’exploitation des Mexicains et la main d’oeuvre des esclaves ? Cette province maudite qui vit l’assassinat de JFK et de cinq policiers blancs, cette semaine, tombés sous les balles d’un fanatique afro-américain ? La terre de tous les ringards et fiers de l’être, petites cervelles sous chapeaux blancs aux bords incurvés, autant de George Bush jr bravaches et ignorants des subtilités de l’existence, fanatiques qu’ils sont de leurs trois églises, l’évangélique, la NRA et Budweiser ?

Oui, le Texas. Le voyage, je l’ai déjà fait. Dans ma tête. Jour après jour. Arrivée Houston, les traits froissés comme un vieux linge oublié au fond d’une malle. La queue pour présenter les passeports à un douanier revêche. Les bagages, la voiture de loc. Autre queue. On embarque, on fixe le téléphone dans son support, les câbles USB sont connectés à des prises allume-cigare 2 ampères, on lance le GPS spécial hors ligne.

Dehors le temps est splendide, alors que nous tirons des têtes de zombies sous acide. Direction Columbus, banlieue lointaine que je m’imagine déjà sans la moindre grâce : autoroutes, béton et fast-foods. Réveil aux aurores puis route vers San Antonio. J’entrevois trop bien les files de touristes français devant Fort Alamo, lieu d’une célèbre défaite que les Américains semblent choyer (alors que nous avons plutôt honte de nos déculottées, une longue histoire depuis Alésia). Chaleur, touristes, balades sur la Venise texane.

Ensuite, Austin. Simple étape vespérale : il s’agit d’observer les pipistrelles.

Enfin, Dallas (ou Fort Worth, ville voisine que je pense être confondue avec sa grande sœur dans une vaste mégalopole sans âme). Au Texas fais comme les Texans : du solide, du ringard bien popu. Le Kennedy tour, le rodéo tour, le JR tour, entre visiteurs béats et mâcheurs de gomme invétérés. Voilà en gros ce qui nous attend à Dallas. Au bout de cette grosse semaine, nous dirons bye bye au pays des bœufs, direction Nevada.

Mais le Nevada, c’est une autre histoire. Quant a savoir de quelle façon nous nous sommes embringués dans ce premier séjour au Texas, rendez-vous au prochain article.

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