Maudits miles

Pourquoi allons-nous au Texas ? Si c’est un choix, ce n’est certainement pas le nôtre, mais celui de Flying Blue. Que diable vient faire le programme de fidélité d’Air France-KLM dans cette affaire, me direz-vous ?

Eh bien, c’est très simple. Ce programme récompense ses membres avec des billets gratuits. Enfin, gratuits, pas vraiment, vu qu’il vous est tout de même demandé de payer les taxes d’aéroport. Mais bon, disons que 300 euros pour traverser aller et retour l’Atlantique dans un vol commercial régulier, l’affaire n’est pas mauvaise.

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Tout serait donc pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles si le choix des billets dits prime était assez librement ouvert à tout un chacun. Mais voilà, à peine s’enthousiasme-t-on de telle destination accessible à la date voulue pour une misère, que l’on doit déchanter : aucun vol retour n’est disponible pour la fin du séjour, à moins de remettre la main au portefeuille (pas question, j’ai mérité cette récompense de fidèle abonné, ce n’est pas pour devenir un cochon de payeur), ou de faire 3500 km à travers des territoires qui ne nous disent absolument rien, uniquement pour rejoindre l’aéroport d’ou l’on pourra embarquer à bas frais pour la France. Mauvais calcul : tout le bénéfice financier aura entre-temps été dévoré par frais de transport et de séjour, sans parler du temps que l’on voudrait consacrer aux vacances, et non à une opération bassement utilitaire… Dernière possibilité, décaler outrageusement les dates de voyage pour éviter les périodes de pointe et retrouver des offres sans mauvaise surprise : impossible avec des gamins scolarisés, à moins de s’asseoir sur l’avenir du môme et de s’attirer les foudres des éducateurs. Un beau voyage, certes, mais avec corollaire un avenir prometteur à sa progéniture dans les files de Pôle Emploi ? Tentant, me direz-vous, mais non, il me reste un semblant de principes.

Alors on réfléchit. On prend le problème à l’envers, et on commence à torturer le site d’Air France pour savoir quels sont les aéroports américains envisageables pour le retour – ceux qui se contentent du total de miles minimal et nominal pour la plage de dates envisagée. Travail tout aussi pénible et sans résultat tangible, si bien que la solution consiste finalement à interroger, méthodiquement, le site d’AF avec toutes les possibilités, à recueillir les résultats des vols « pas chers » dans un fichier Excel, à se renseigner sur l’emplacement des aéroports avec Maps et à construire enfin le voyage autour des rares possibilités offertes.

C’est ainsi que pour nous, le trajet s’est imposé de lui-même. Un vol aller abordable pour Houston. Bien. Un vol retour tout aussi abordable de Las Vegas. Pourquoi pas : les deux bornes du séjour américain de l’été 2016 étaient fixées. Il ne manquait plus qu’à remplir le programme entre les deux dates. Une paille.

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2 réflexions sur “Maudits miles

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