Riverwalk: en-dessous coule une rivière

L’une des plus célèbres attractions de San Antonio s’appelle River walk. Contrairement à ce que pensent certains (authentique), ce n’est pas une danse, mais une promenade à pied au long d’un cours d’eau. Évidemment, présenté comme cela, l’attraction n’a rien d’extraordinaire. C’est devenu tellement commun de parler de San Antonio comme de la Venise du Texas que l’image, déjà usée au départ (on ne compte plus les pseudo-Venises par-delà les frontières), perd du coup tout sa force.

Pourtant,  non, San Antonio n’est pas une imitation de Venise. La cité lacustre cachée en son sein est d’une autre nature. Oui, cachée : il faut descendre quelques marches pour rejoindre le cours d’eau qui traverse la ville et changer d’univers. En haut, au niveau du sol, la ville normale, avec ses grosses voitures, les passages piétons (anormalement longs dans cette ville à passer au vert, il faut le signaler), les administrations. Le niveau inférieur est le domaine de l’onde, où l’on goûte une douce quiétude au fil d’une rivière aux eaux troublées par la nage de canards épars. Pas de voiture ici. L’on se déplace à pied, ou en louant une place dans un bateau touristique.

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Car l’endroit a beau être invisible, ou presque, du monde de la surface, il n’en reste pas moins connu des touristes, qu’il s’efforce d’attirer par les mêmes recettes que partout ailleurs dans le monde : musique forte, terrasse bariolées, magasins de gadgets texans made in Taïwan.

Mais l’affluence reste vivable. Rien à voir avec les foules compactes de touristes à Paris ou à Rome. Je souviens d’une réflexion que je m’étais faite en Floride : c’est un Mexique sans les problèmes du Mexique. Le climat est tropical, mais les quartiers sont modernes, confortables, sans cette facette si latine de cette accommodation toute complaisante avec l’inachevé. Les voitures roulent sans excès de vitesse ou de klaxon (et pour qui aura un peu vécu au Mexique, la précision ne sera pas superflue). Beaucoup de Latinos qui ne semblent pas franchement malheureux de se trouver de ce côté-ci de la frontière. Au restau, on mange tex-mex, sans craindre de choper des amibes.

La ville en première approche offre ce même visage avenant. Pas d’immense gratte-ciel ou de banlieue bétonnée. Des immeubles qui jamais n’entravent la vue vers l’horizon. Une mer des tranquillités, loin des idées reçues sur le Texas.

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