Carré français

– New Orleans est la ville la plus bordélique des Etats-Unis !

– Vous vous trompez : c’est la métropole la mieux organisée des Caraïbes.

Monde créole

Monde créole

La blague est semble-t-il connue dans le coin. Reflète-t-elle la réalité ? On peut le croire. La Nouvelle Orléans impose au visiteur deux civilisations qu’une simple rue sépare. La partie américaine possède les beautés d’une cité de l’ouest. Amples villas blanches posées sur un gazon irréprochable, statues solennelles, antiquaires des grands espaces et de la Route 66, fast-foods sans âme et l’étalement habituel, à perte de vue, des commerces de grande distribution. On traverse Canal Street pour rejoindre le Carré Français. Une gaieté toute badine anime les ruelles ombragées par de grandes terrasses garnies de fer forgé. Des maisons chamarrées et accolées entre elles forment ribambelle. Le coin respire une quiétude heureuse dans l’attente de bacchanales étourdissantes.

Malgré son nom et l’appellation de ses rues, le French Quarter n’est pas français. Ce petit quartier, traversé en une marche 20 minutes, atteste son passé créole.

Boutique en bois

Boutique en bois

« Avec Key West, c’est le seul endroit aux Etats-unis dont le mode de vie se rattache à celui des Caraïbes », explique notre guide du Monde Créole, en parfait accord avec ce que nous avions appris à la Plantation Laura. L’évocation de Key West, devenu un repaire de touristes fortunés, peut surprendre. Mais c’est pourtant vrai. On y observe l’union contre-nature, et pourtant fertile, d’une certaine nonchalance toute insulaire avec le punch américain. Cela, nous le ressentons aussi dans le Carré Français,

Mais tout le monde ne voit pas la vie en rose dans la vieille cité. De nombreux vagabonds hantent les bazars à vaudou. Dans une Bourbon Street garnie de marchands de toc, c’est chaque soir Mardi gras. Un carnaval de pacotille au parfum de vomi. Des meutes de jeunes mâles en rut occupent la chaussée, en ont font fait un territoire de débauche qu’ils marquent de leurs souillures. La cohue est plus folle encore qu’à Las Vegas, sans être pour autant plus engageante. On se réfugie bien vite dans les rues voisines pour retrouver quelque humanité aux rythmes d’orchestres de rue.

Fleurs de lys et terrasses sur fond de ville moderne

Fleurs de lys et terrasses sur fond de ville moderne

 

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