¡ Hasta pronto, Mexico !

Campagne 2019 : Mexique en apéritif. Départ demain, vol Air France 650, arrivée à Cancun. Tour des sites mayas, plage, nature.

Il fut une époque où nous allions assez souvent au Mexique. Et puis l’enfant est arrivé, les temps sont devenus difficiles pour les touristes soucieux de préserver leur descendance, et nos destinations ont longtemps évité cette région du monde. Aussi ne resterons-nous cette fois-ci que dans le Yucatan, l’un de ces endroits touristiques en diable et uniques au monde.

La dernière fois que nous avons mis les pieds là-bas, c’était en 2007, pour croiser la route de Dean, un ouragan de grande classe – la classe 5, pour être précis, autrement dit le nec plus ultra de ce qui se fait dans le domaine venteux – dont le personnel sanitaire et hôtelier local a voulu nous préserver en nous confinant dans une résidence revêtue de planches clouées à la va-vite. J’ai encore en mémoire le martèlement incessant des ouvriers, une journée entière, tandis qu’une cellule de crise installée dans le salon VIP expliquait à une assistance terrifiée que la course du monstre se dirigeait à coup sûr vers notre nid douillet. Quelques bouteilles d’eau minérale et des barres de protéines devaient heureusement nous permettre de survivre à cet épisode de fin du monde.

La chose est en effet passée avec des mugissements d’essoreuse saisie de démence au-dessus de notre toit, par ce qui aurait dû être une belle nuit sous les tropiques.

Pas de casse dans l’hôtel – finalement, les planches avaient du bon – mais les rues de Merida étaient rendues à l’état de canaux dans lesquels flottaient mollement quelques bagnoles oubliées parmi des arbres arrachés. Nous avions fini ces vacances sur une plage déserte léchée par une eau trouble, les touristes ayant été rapatriés dare-dare, dédaignant les petits malins s’efforçant de nous vendre des colifichets « j’ai survécu à Dean ».

J’adore le Mexique. Nous avions, quelques années plus tôt, traversé une bonne partie du pays en car, depuis la capitale jusqu’à Puebla, où la Légion est gentiment moquée, Oaxaca avec ses bonbons à l’alcool, le Chiapas où des gamins vous couraient après pour vous refiler des poupées du sub-comandante Marcos et de Ramona (pas celle du rêve merveilleux, mais une zapatiste, honorant sans le savoir le légendaire Coke en Stock), Campeche et tant d’autres lieux mémorables où je me régalais de plats insensés. Un voyage aujourd’hui plus risqué qu’alors, si j’en crois les conseils aux voyageurs de France Diplomatie.

Ces retrouvailles, je l’imagine, ne seront pas faciles. Le Yucatan est devenu, paraît-il, une effroyable usine à fric. Et mon espagnol est bien rouillé. Tout ce qui m’a lié à cette nation, depuis trop d’années, se résume à quelques Corona bien frappées savourées au son de succès locaux. Comment oublier Adelita ?

… et la citation de cet air dans la spirituelle ouverture Chapultepec du cher Carlos Chávez :

J’ai réécouté cette ouverture il y a un an, quand le Mexique a battu l’Allemagne. Je me demande si d’autres que moi, de par ce vaste monde, ont eu la même idée…

¡ Hasta pronto, Mexico !

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