Uxmal

« Vous venez de Paris ? vous savez, nous avons prié chaque jour pour Notre-Dame. »  Ce Mexicain, j’en suis sûr, partage avec moi un sentiment général. Le catholicisme est partout, et on ne compte plus les magasins dénommés La Bendición de Dios et La Concepción, que ce soit pour vendre des tamales ou rafistoler des pneus. D’accord, le culte s’inspire en bonne partie d’une liturgie précolombienne. Quant à la France, il faut reconnaître qu’elle possède toujours un certain prestige en Amérique latine.

Deux siècles avant que Notre-Dame soit mise en chantier, les Mayas achevaient leur grande cité d’Uxmal. Une cité presque déserte le jour de notre visite. En fait, il y avait encore plus de guides que de touristes. Nous nous sommes garés dans un parking vide, avons payé l’entrée à deux guichets successifs (un pour les tickets, un autre pour les taxes, bel indice d’une bureaucratie qui vient ternir la carte postale du vacancier). Cela dit, très bel endroit où l’on retrouve tout ce qui fait le charme de ces ruines pas si anciennes : pyramides, temples imposants, stade de jeu, vaste terrain herbu où languissent des iguanes.

Pyramide du Devin

Pyramide du Devin

Saurien d'Uxmal

Saurien d’Uxmal

Pentu

Pentu

On sort de là heureux d’avoir pu contempler l’endroit sans souffrir de la foule. A deux pas de la sortie, un Musée du Cacao nous ouvre ses portes. Le nom est trompeur. Le musée invite à une balade au fil de différentes étapes qui sont autant de facettes du monde maya. La conque musicale et les tambours illustrent une cérémonie tribale dédiée à Chaac, Dieu de la pluie, évoquant avec peu de moyens les extraordinaires Noches de los Mayas de Silvestre Revueltas.

Le musée propose aussi une dégustation d’un chocolat authentique (amer et pimenté) mais vaut surtout pour la visite aux singes atèles (comme De Mesmaeker, j’ai toujours trouvé les singes irrésistibles) et surtout à des perroquets hilarants et facétieux.

Au soir, nous sillonnons les rues de Santa Helena en quête d’un peu de nourriture. Le village est réuni dans un stade pour célébrer la fin de l’année scolaire. Les lauréats en grande tenue fêtent l’événement en  présentant des pas de danse tous plus charmants les uns que les autres. Le Mexique, comme d’autres pays plus au sud, cultive un certain formalisme que l’Européen (d’après mon expérience) trouve absolument pittoresque… ou ampoulé.

Chien dans la nuit

Chien dans la nuit

Un resto (fermé)

Un resto (fermé)

Pain et foi

Pain et foi

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